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La forêt entre au gouvernement

28 juin 2012

Quand une organisation professionnelle consulte Comfluence, il est fréquent que ses revendications aient été ignorées et ses activités frappées d’idées reçues.

La Fédération des Forestiers Privés correspondait à cette catégorie. Des clichés vivaces créaient un contexte défavorable et masquaient la réalité : 3,5 millions de petits propriétaires, représentant 75 % de la forêt française et cherchant à développer cet atout écologique et économique. On oublie que l’ensemble de la forêt France (forêts domaniales, forêts privées, forêts communales qui concernent 11 000 villes et villages) couvre un quart de la superficie de la France et absorbe… un quart du carbone produit. On oublie aussi que ces forêts et leurs gestionnaires ont des défis d’avenir à relever : renouvellement, débouchés…

La forêt privée n’était plus entendue par les pouvoirs publics. Voilà pourquoi, après avoir défini une stratégie de communication, l’un des grands chantiers de Comfluence a été de mettre en phase réalité et image perçue de la forêt privée. En particulier auprès des journalistes – par une série de rencontres ciblées et de communiqués traitant les problématiques de fond – et des parlementaires, l’ambition générale était de replacer toute la forêt, tant privé que publique, au cœur des préoccupations sociétales et politiques.

L’arbre qui montre la forêt

Comfluence a notamment pensé et organisé pour la fédération l’opération : « L’arbre qui montre la forêt« . Les 925 députés et sénateurs ont tous reçu un plant de chêne dont le packaging alertait sur les grands enjeux de la forêt française. Plus de 150 ont spontanément répondu à l’appel de la forêt ! Les parlementaires étaient invités à planter dans leur département cet arbre, ce qui a permis d’obtenir plusieurs retombées dans la presse quotidienne régionale.

Parallèlement, des relations institutionnelles continues ont donné lieu à un déplacement du chef de l’État, à la visite d’un candidat à l’élection présidentielle et, durant la campagne, à un colloque avec les représentants de chacun des candidats dont celui de F. Hollande.

La démarche de Comfluence s’est concentrée sur la valorisation des solutions à mettre en œuvre. Notamment, la légitimité pour les forêts françaises à pouvoir prétendre aux ressources issues du futur fonds national d’investissement, alimenté par les quotas carbone.

Voir, aujourd’hui, la forêt figurer dans l’intitulé du Ministre de l’Agriculture est un symbole fort. Un symbole qui suscite la satisfaction… Et conforte les attentes de tous les acteurs défenseurs d’un patrimoine qui fait aussi la spécificité et l’avenir de la France.

Jérôme Ripoull