matière grise

Réinvestir la dynamique « interne »

4 juin 2012

Un facteur clé de succès de la communication d’influence aussi…

La capacité à mener à bien une communication d’influence a un corollaire souvent négligé : l’animation de la communication interne et des réseaux d’adhérents.

Qu’elle soit portée par un acteur sectoriel ou par une entreprise, l’influence exige une cohésion et une cohérence des forces « internes » : qu’il s’agisse de ses adhérents pour une fédération ou des cadres impliqués pour une grande entreprise. C’est là un gage essentiel d’adhésion, de mobilisation et in fine d’efficacité.

Or, force est de constater que les organisations investissent davantage, en moyens et en créativité, dans la communication interne pour manager le changement ou se déployer sur un nouveau site que pour accompagner les actions qui servent leur influence.

Dans cette dernière hypothèse, l’information reste en effet le plus souvent diffusée et partagée sous des formes convenues (circulaires, newsletters papier, flux intranet, réunions d’information…) qui passent mal les audits d’impact auprès des publics concernés : soit de par la faible valeur ajoutée qui leur est attribuée, soit de par leur faible potentiel d’entraînement ou d’interactivité.

Ces dernières années, nous avons pu mesurer, au contraire, l’efficience de solutions innovantes, en termes éditoriaux et technologiques, qui permettent de franchir un cap majeur dans la relation entre l’exécutif d’une organisation et ses membres. On peut, à cet  égard et pour être concret, citer quelques exemples précis…

  • En passant d’une newsletter papier, inadaptée au partage d’un flux continu de rencontres et d’actions, à une newsletter diffusée sur Smartphones et messageries, une organisation pourra échanger en live le « off » et le « on » des actions qui sont menées par ses dirigeants (rencontres importantes par exemple, actualités chaudes…).
  • De même, partager les grandes actions récemment menées ou celle projetées à travers le montage d’un vrai « JT » interne, géré sur une plateforme web (site ou web TV), associant interviews plateau et reportages, garantit une attractivité et un impact à l’information que n’aura jamais une circulaire ou un numéro de journal interne.
  • Il en va de même pour les opérations de type « team building », couplées à des solutions technologiques de partage et de traitement sémantique des données, qui insufflent de l’interactivité et de la coproduction (d’idées, d’arguments, d’objections…) là où des réunions d’informations classiques se résument le plus souvent à un débriefing frustrant et peu constructif.

On le voit, les réponses à déployer associent toujours trois dimensions : une dimension managériale (transparence et transversalité), une dimension éditoriale (pour personnaliser la démarche) et une dimension technologique (pour basculer dans des échanges non différés qui augmentent la reconnaissance et la participation).

Face à des environnements de plus en plus complexes et évolutifs, les organisations professionnelles comme les entreprises doivent consolider leur ADN et inventer des processus et des flux collaboratifs innovants pour mutualiser les talents et agir dans l’unité. Ces défis nous invitent à imaginer sans cesse, avec vous, des dispositifs internes/externes innovants.

Vincent Lamkin