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La robotique sans les idées reçues, enfin soutenue !

20 mars 2013

Le ministre Arnaud Montebourg a présenté au Salon Innorobo, le 19 mars, le plan « France Robots Initiatives ». Parmi les mesures annoncées, plusieurs concernent la robotique industrielle et s’appuient sur le Syndicat des Entreprises et Technologies de Production (SYMOP). Une nouvelle qui conforte le travail accompli depuis plus de trois ans par Comfluence avec le SYMOP, dans le domaine de la communication et des affaires publiques.

Jérôme Ripoull, co-dirigeant de Comfluence, revient sur les origines de la démarche : « Avec le SYMOP notre premier objectif a été de lutter contre les idées reçues qui frappaient la robotique industrielle, en particulier celle qui accusait les robots de tuer l’emploi. A mille lieux de ce cliché, nous avons travaillé sur plusieurs vagues de relations presse mettant en avant des success stories de PME et d’entreprises qui avaient maintenu leurs emplois, voire relocalisé, grâce à des solutions robotiques ».

« Robotcaliser » pour mieux communiquer

Il fallait rendre visible cette réalité inconnue des médias et du grand public, cela a été fait à travers le concept « Robotcaliser : robotiser pour ne pas délocaliser« . L’accueil des journalistes économiques puis de la presse généraliste écrite a été très favorable, contrairement à ce que le client craignait.

Une étude pour valider une réalité économique

L’enjeu a été ensuite de convaincre les pouvoirs publics que la France était très en retard dans la robotisation de ses PME. Au prétexte que les grands groupes avaient bien robotisé, les décideurs étaient persuadés que les PME étaient au niveau de leurs concurrents internationaux. Des études internationales mettant en exergue ce retard existaient, mais elles n’étaient pas suffisantes. « Nous avons aidé le SYMOP à convaincre l’administration et le ministère de l’intérêt d’une étude impartiale, initiée par l’Etat, pour évaluer précisément le retard des PME », ajoute Jérôme Ripoull. « Dans l’hypothèse d’un retard avéré, il avait été convenu que des solutions devaient être préconisées, ce qui a été le cas. C’est à partir de ce moment que sont apparus les chiffres prouvant qu’il y avait 3 fois moins de robots en service en France qu’en Allemagne et 2 fois moins qu’en Italie. »

Ces données ont été portées à la connaissance des leaders d’opinion, en particulier des élus nationaux, dans le cadre de très nombreuses rencontres en face à face. Dans le même temps, de nombreux parlementaires ont déposé de questions écrites sur le sujet, sollicité le Ministre…

L’impact du Rapport Gallois

Le rapport Gallois a aussi été une étape décisive. Le commissaire général à l’investissement a fait de la capacité de la France à rattraper son retard en robotisation un dossier majeur. Il en a beaucoup parlé, en particulier lors de son passage au 20h de France 2, et lors de la présentation de son rapport. « Dans la foulée, poursuit Jérôme Ripoull, nous avons veillé à valoriser dans la presse audiovisuelle des PME exemplaires qui avaient robotisé. Ces entreprises ont été mises en évidence par les adhérents du SYMOP. Là aussi, il s’agissait de mettre en valeur, sur les principales chaînes télévisées une réalité qui existait : présentation des effets positifs sur la productivité, les emplois… ».

Parallèlement, le ministère du redressement productif a été extrêmement réactif. En moins de 10 mois, il s’est saisi du dossier Robot Start PME initié et élaboré par Comfluence et le SYMOP, avec le soutien de la Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS). Arnaud Montebourg et ses équipes l’ont redimensionné, mis en relation avec les défis de la robotique de service et de la robotique industrielle, ce qui a constitué une vraie avancée.

Un plan de 100 millions d’euros

Au final ce sont 100 millions d’euros qui vont être déployés dans ce plan à la fois réaliste et ambitieux ; dont près d’un tiers est consacré à la robotisation des PME. Pour Jérôme Ripoull « la force du SYMOP est d’avoir cru à l’intérêt de déployer une démarche qui dépasse ses stricts problèmes sectoriels et de toucher ainsi à l’intérêt et aux défis plus général des PME. Le succès de cette opération, c’est aussi la combinaison d’une communication grand public et de relations institutionnelles. Chez Comfluence, nous sommes réellement fiers de mettre nos expertises de communication et d’influence au service de projets essentiels pour l’industrie ».