Le baromètre « dircoms » 2026 de Comfluence
La 2e édition du Baromètre Comfluence révèle une profonde évolution du métier de communicant — une véritable transformation structurelle de la fonction. Face à l’instabilité croissante des environnements économiques, médiatiques et sociétaux, directrices et directeurs de la communication voient leur rôle se déplacer vers la gouvernance, l’influence et la création de confiance. Réalisée auprès de 105 professionnels de tous secteurs, cette enquête met en lumière une fonction à un point de bascule.
Les préoccupations des communicants deviennent systémiques
Cohésion interne, fragmentation de l’information, défiance, fake news, hyper-réactivité ou polarisation des débats figurent désormais parmi leurs principales inquiétudes. Dans ce contexte, le DirCom apparaît de plus en plus comme le garant de la cohérence et de la stabilité de l’entreprise.
L’intelligence artificielle transforme déjà profondément le métier
Plus de 70 % des répondants estiment qu’elle modifie significativement leur travail, tandis que près de 80 % internalisent davantage leur production éditoriale grâce à ces outils. Cette évolution renforce les attentes à l’égard des agences sur des dimensions à forte valeur ajoutée : vision stratégique, discernement, anticipation et compréhension des enjeux économiques, politiques et sociétaux.
L’émergence d’une communication pensée comme une architecture globale de l’influence
Communication interne, réputation, réseaux sociaux et prise de parole des dirigeants convergent désormais au sein d’un même système de crédibilité et de confiance. Les sujets sur lesquels les entreprises sont attendues — souveraineté, résilience, transition écologique, inclusion, santé ou encore durabilité des modèles économiques — témoignent d’un rapprochement croissant entre communication, affaires publiques et relations avec les parties prenantes.
Pour autant, la fonction poursuit sa quête de reconnaissance stratégique : si près de six répondants sur dix siègent aujourd’hui au Codir ou au Comex, seuls 47 % considèrent que la communication est pleinement reconnue comme une fonction stratégique.
| « À mesure que l’intelligence artificielle automatise une partie des tâches d’exécution, la valeur du DirCom se déplace vers ce qui ne s’automatise pas : la vision, le discernement, la compréhension des rapports de force et la capacité à créer de la confiance. Le directeur de la communication devient progressivement un véritable diplomate de l’entreprise. » Vincent Lamkin et Jérôme Ripoull, cofondateurs de Comfluence |
Méthodologie : Enquête réalisée et administrée en ligne par Comfluence auprès de 105 directrices et directeurs de la communication exerçant au sein d’entreprises, fédérations, institutions et organisations françaises (juin 2026).