L’Ordre des pharmaciens choisit Comfluence

À l'issue d'une compétition, Comfluence se voit confier le conseil et l’accompagnement en relations presse de l’Ordre national des pharmaciens.

L’institution, qui regroupe tous les pharmaciens exerçant en France Métropole, dans les départements et collectivités d'Outre-mer, a notamment pour missions d’assurer le respect des devoirs et de l’indépendance de la profession, de veiller à la compétence des pharmaciens, et de promouvoir leur contribution en matière de santé publique et de qualité des soins.

Particulièrement mobilisé dans la gestion de la crise sanitaire, l’Ordre a à cœur d’incarner une profession dynamique et engagée dans de grands chantiers d’évolution du secteur, au service des Français et de notre système de santé.

Dans cette perspective, Comfluence aura pour mission de valoriser un « Ordre en mouvement », en accompagnant l’institution dans sa communication auprès des médias, des leaders et relais d’opinion, afin de faire entendre sa voix sur les grands enjeux de santé publique.

Comfluence déploiera également des activations pour préciser le rôle spécifique et clé de chaque métier de la pharmacie, promouvoir la diversité de la profession et sa contribution dans de nombreux maillons de notre système de santé.

Lois de financement de la sécurité sociale : le Conseil Constitutionnel sur le banc

C’est une première depuis la création des lois de financement de la Sécurité sociale en 1996 : ni les députés, ni les sénateurs n’ont saisi le Conseil constitutionnel en 2020. Décryptage…

Les lois de financement de la Sécurité sociale constituent, avec les lois de finance, des temps institutionnels, budgétaires et parlementaires forts.

L’article 34 de la Constitution dispose que les lois de financement de la Sécurité sociale « déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique ». Plus que d’autres, elles sont donc des marqueurs politiques majeurs même si elles constituent, du point de vue du droit, une catégorie des lois ordinaires.

La spécificité des lois de finance et de financement n’est donc pas à rechercher du côté de leurs fondements juridiques, mais plutôt de leur finalité. Depuis leur création, elles ont pour ambition d’assurer la juste association des parlementaires à la détermination de l’équilibre financier de la Sécurité sociale et donc, mécaniquement, aux arbitrages et priorisations nécessaires.

Matière budgétaire et donc matière hautement politique, les lois de financement de la Sécurité sociale se prêtent donc au contrôle de constitutionnalité, les sages veillant particulièrement au respect des règles de finances publiques (sincérité et équilibre) comme à celui des droits fondamentaux : égalité de traitement et consentement à l’impôt. À cet égard, la position du Conseil constitutionnel a été réaffirmée dans la décision du 25 juillet 2001 relative à la LOLF que : « l’examen des lois de finances constitue un cadre privilégié pour la mise en œuvre du principe de libre consentement à l’impôt exprimé par l’article 14 de la Déclaration de 1789. En effet, la saisine parlementaire est une forme moderne d’expression du libre consentement à l’impôt car l’impôt ne peut être consenti que dans le respect de la Constitution et notamment des droits fondamentaux ».

Tout cela explique que le Conseil constitutionnel ait été systématiquement saisi depuis 1996. L’absence de saisine pour le LFSS pour 2021 est donc un fait politique important.

Avec plus de 505 heures de travaux en séance publique, auxquelles il faut rajouter les travaux passés en commissions et en auditions, on constate une forme d’épuisement parlementaire auquel l’application du temps programmé n’apporte pas ou de peu de solutions.

L’opposition parlementaire qui, par principe est à l’initiative des saisines, souffre sans doute plus que la majorité de cette situation et la contraint à investir sans doute plus le champ de la bataille parlementaire, plus visible, que celui du contrôle de constitutionnalité.

On peut sans doute également y voir une conséquence de la crise sanitaire. Les mesures d’urgences prises dans le cadre du PLFSS, à la fois pour la téléconsultation ou pour les établissements de santé et personnels concernés rendaient peu lisible une éventuelle saisine.

Tout converge pour donner à la saisine du Conseil constitutionnel une finalité plus politique et communicante que législative. L’objectif premier étant le plus souvent d’incarner une forme de mobilisation à l’encontre des projets gouvernementaux que d’obtenir une réelle censure.

Cette absence de saisine pèse aussi sur les stratégies d’influence déployées par les acteurs économiques et sociaux. La matière budgétaire et fiscale est la plus propice au développement des stratégies dites de « portes étroites » qui constituent la possibilité pour certains représentants d’intérêts de porter à la connaissance des sages du Conseil des contributions extérieures, destinées à éclairer leur décision.

Mais ces actions, qui sont souvent envisagées ultima ratio, ne peuvent pas constituer une stratégie en tant que telle. Elles restent peu développées, incertaines, même si le Conseil tend à les encadrer en rendant public les contributions reçues.

À l’inverse, la rédaction de notes à destination des parlementaires pour appuyer leur propre saisine reste le canal privilégié qu’utilisent les représentants d’intérêts pour contester en derniers recours, une mesure.

En tout état de cause, l’absence de saisine constitutionnelle a sans doute contrarié les projets de certains qui espéraient pouvoir exploiter cette dernière pour faire entendre leur voix et leurs intérêts.

Baro Labo : la Covid bouleverse la visibilité des entreprises du médicament

Comfluence et Inférences lancent le 1er baromètre médias et médias sociaux des laboratoires pharmaceutiques. Objectif : appréhender la notoriété et la réputation des acteurs, cerner des tendances, offrir aux entreprises du médicament des clés pour engager des stratégies gagnantes. Rendez-vous chaque trimestre pour décrypter les évolutions...

La 1ère édition du Baro Labo Comfluence/Inférences, qui s’est focalisée sur le 4ème trimestre 2020, se place évidemment sous le signe de la Covid. C’est la pandémie et les sujets associés qui préemptent très largement les conversations.

Sans surprise, le thème du vaccin a été hégémonique de septembre à décembre 2020. Entre le 3ème et le 4ème trimestre, celui-ci a même doublé sa part de voix, atteignant près de 50% du volume global des conversations sur le secteur ! Ce contexte crée une vague d’intérêt sur laquelle surfent les laboratoires qui ont obtenu des avancées marquantes dans la fabrication et la validation des vaccins.

Notre étude met en évidence 8 thématiques structurantes sur le sujet global de la vaccination. La première, en volume, concerne le débat sur l’obligation vaccinale.

En outre, deux tendances fortes sont identifiées dans cette  1ère édition du baromètre :
• La première concerne les pathologies associées aux conversations sur les laboratoires. La classe des maladies infectieuses, boostée par la Covid, est au sommet, n’offrant plus aucun espace pour les autres pathologies. En 2ème position, les tumeurs atteignent péniblement 4% des mentions et toutes les autres pathologies sont écrasées. Cette donne questionne nécessairement la stratégie des laboratoires sur les réseaux sociaux pour défendre d’autres enjeux sanitaires.
• La seconde concerne les parts de voix des entreprises. Le top 3, en audience, des laboratoires est bouleversé. Pour ce 4ème trimestre Pfizer, Biontech et Moderna trustent les premières places, propulsées en haut du classement par les avancées de ces entreprises sur leur vaccin.

Une présentation personnalisée peut être réalisée, n’hésitez pas à prendre rendez-vous auprès d’Alban Virey : alban.virey@comfluence.fr

L’essentiel, c’est l’essentiel …

Le traditionnel rituel des vœux n’a pas été épargné, lui non plus, par l’année 2020 : on ne souhaite plus une bonne année à la légère !

Pris entre la peur d’en dire trop et de paraître inconséquent (sur le bonheur qu’on souhaite), et celle de n’en pas dire assez (car il est difficile de faire comme si de rien n’était), nous tâtonnons dans nos mots.

Le propre des vœux, cependant, c’est la récurrence, l’allégeance à un éternel retour – des saisons, des espoirs, des horizons. Un repère rassurant et figé, comme en forgent les traditions. Autrement dit, voilà un exercice hautement formel et social : c’est finalement moins ce que l’on énonce que la ritualisation d’une communion qui s’y joue.

Dans les vœux 2021 qui circulent ici et là (LinkedIn en permet un bon observatoire), reviennent souvent un mot et une idée : « l’essentiel » ! Comme s’il fallait recentrer sur lui ce traditionnel message de bonne année, l’expurger du superficiel, tout en restant suffisamment implicite pour que chacun puisse y mettre ce qui compte à ses yeux.

Si, l’essentiel, c’est l’essentiel… Osons quand même le nommer, au moins à l’échelle de nos aspirations collectives. Un enjeu s’est trouvé particulièrement malmené (et donc renforcé) dans l’année qui vient de s’écouler – un enjeu qui résume bien l’éthique de l’influence qui nous anime chez Comfluence : « faire société » !

Faire société, en retrouvant les liens et les lieux qui nous manquent ; faire société en redonnant du sens aux valeurs républicaines par lesquelles nous sommes plus qu’une somme d’individualités ou de communautés éparses ; faire société pour affronter, en bonne intelligence, les grands défis qui s’ouvrent à notre époque… C’est dans notre aptitude collective à honorer cette exigence salubre que nous plaçons nos vœux.

Bonne année à toutes et à tous !

Vincent Lamkin et Jérôme Ripoull, co-fondateurs de Comfluence

Comfluence derrière les barreaux !

Conçu et réalisé par Comfluence, le rapport d’activité 2020 du Conseil national des barreaux ne clôt pas seulement une année hors norme. Il marque aussi la fin d’une mandature portée par sa présidente, Christiane Féral-Schuhl, à qui succède aujourd’hui Jérôme Gavaudan…

S’il se devait de mettre en perspective le travail accompli, le dispositif multimédia imaginé par l’agence, avec l’équipe communication du CNB, se veut aussi un trait d’union, un passage de relai valorisant les combats de la profession et révélant le dynamisme d’une institution clé, au service des avocats mais aussi de la société et du Droit.

La version « print » du rapport arbore un format magazine : des codes de lecture qui favorisent une appréhension concrète des enjeux et la mise en valeur du travail collectif mené par les professionnels et les permanents du Conseil.

Un digest du rapport a également été décliné ainsi qu’une version digitale interactive, enrichie de renvois à de nombreux hyperliens permettant d’approfondir les thématiques traitées ; en particulier, les combats menés contre la loi de programmation de la justice 2018-2022 ou encore contre la réforme des retraites.

Enjeu à part entière auquel Comfluence attache une attention paticulière : la médiatisation du dispositif, qui fut révélé lors de l’Assemblée générale en décembre dernier. Celle-ci a capitalisé sur des contenus teasing, des techniques narratives innovantes et la sponsorisation sur les réseaux sociaux. Un choix performant puisque la vidéo des temps forts de la mandature a été visionnée plus de 140 000 fois. À noter également, la publication d’un gamethread, qui a confirmé sa pertinence en offrant aux publics des codes de lecture décalés et attractifs.

En savoir plus : https://www.cnb.avocat.fr/fr/actualites/bilan-de-mandature-2020

MNT : LA VOIE DE LA COPRODUCTION LÉGISLATIVE

Alors que la ministre de la Fonction publique présente les ordonnances relatives à la protection sociale complémentaire, Jean-Marc Joussen, directeur chargé des affaires institutionnelles de la MNT, revient sur le cycle de travail qu’elle a engagé depuis plusieurs mois avec des parlementaires des deux chambres.

La MNT s’est engagée dans un processus d’influence à destination des parlementaires en vue de faire reconnaitre les besoins particuliers des agents publics territoriaux. Pourquoi ?

La Mutuelle Nationale Territoriale est une organisation particulière. Nous sommes une mutuelle, c’est-à-dire que notre principale mission est d’accompagner en santé et en prévoyance nos adhérents. Il ne s’agit pas uniquement de rembourser leurs dépenses de santé ou d’indemniser les agents lorsqu’ils sont en arrêt. C’est un engagement plus important, celui de défendre leur santé au sens large, selon la définition de l’OMS.

Nous intégrons donc toutes les formes de prévention, y compris en valorisant et soutenant les collectivités qui innovent sur le sujet, et nous développons des mécanismes d’aides sociales.

Comme la MNT est gérée par des agents pour les agents et leurs familles, nous connaissons bien leurs besoins. Et nous savons que pour certains d’entre eux, trop nombreux, l’accès à la complémentaire santé et à la prévoyance relève parfois d’arbitrages financiers complexes.

Or, notre conviction est que ces protections sont essentielles dans l’intérêt des agents, des collectivités, comme des usagers des services publics de proximité. C’est donc très logiquement que nous nous engageons sur ce sujet.

Comment mettez-vous en œuvre ce travail d’influence ?

Une des forces de la MNT est d’être animée à la fois au plan national, par une équipe d’élus et de salariés, et par des sections locales. Ce sont des interlocuteurs de proximité pour les agents comme pour les élus des collectivités locales et leurs responsables RH. Ils connaissent les réalités et spécificités locales sans perdre de vue les enjeux nationaux. Cette capacité de dialogue, nous avons effectivement pris le parti, il y a longtemps, de la mettre à profit des actions de sensibilisation que nous menons auprès des parlementaires dont la mission est nationale mais qui ont un ancrage territorial fort. Nos présidents et responsables de sections, car ce sont eux-mêmes des agents, sont en quelque sorte des vigies, des lanceurs d’alertes.

La presse s’est fait l’écho d’un travail de plusieurs mois aboutissant à une note remise personnellement par un député LREM à la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans le cadre d’un projet de loi portant réforme de la fonction publique, en 2019, la MNT avait obtenu que s’ouvre un chantier sur la question de la protection sociale complémentaire des agents. Cela a abouti à la remise d’un rapport commun à trois inspections générales ainsi que d’un projet d’ordonnance pour lequel le Gouvernement s’était engagé à associer les parlementaires. Cet engagement, nous l’avons pris à notre compte, considérant que la MNT était naturellement un centre référence et ressources sur toutes les questions liées à la santé et prévoyance des agents. Nous avons, avec un sénateur de l’opposition et un député de la majorité, développé un groupe de travail trans-partisan, interparlementaire et informel qui a organisé, pendant plusieurs mois, des temps de rencontres et d’auditions. Ces réunions ont fait émerger des constats, des attentes, mais aussi des propositions, parmi lesquelles la nécessité de créer les conditions d’un meilleur déploiement d’une protection sociale ambitieuse pour les agents. C’est ce travail, de co-construction, très collaboratif et donc passionnant qui a donné lieu au rapport remis à Madame la ministre. C’est une étape importante, elle ne clôt naturellement pas notre cycle de travail.