Coronavirus et réseaux sociaux : un virus très viral

Avec le coronavirus, la population mondiale fait face à la première pandémie à l’ère des réseaux sociaux. Ces derniers n’échappent d’ailleurs pas à la contamination du #COVID-19, qui s’y propage encore plus rapidement que le virus lui-même. 

Selon l’outil de social listening Talkwalker, on recense en France depuis le 1er mars 2020 plus de 14 millions de mentions des principaux hashtags liés au coronavirus[1]sur les réseaux sociaux, générant plus de 85 millions d’interactions (like, partage, commentaires de publications). Avec un pic le 16 mars à 875 000 mentions, qui coïncide au lancement de la période de confinement. À titre de comparaison, la réforme des retraites et les Gilets Jaunes, séquences les plus commentées sur les réseaux sociaux l’année dernière, recensaient respectivement près de 2,4 et 4 millions de posts.

Sans surprise, Twitter recense 98% des conversations autour du Coronavirus et mobilise en France 473 000 auteurs uniques.

Au niveau mondial, le volume de publications dépasse les 320 millions de posts pour près de 2 milliards d’interactions !

#COVID19 et #confinement sur le web social, pour le meilleur et pour le pire

Cette viralisation du #Covid19 sur le web social, a pour impact direct une hyper-réaction des socionautes. Un contexte qui s’explique en grande partie par la situation de confinement qui en découle, générant une amplification de tous les types de comportements que l’on voit évoluer sur les réseaux sociaux ces dernières années.

Dans le détail, le nuage de hashtags ci-dessous, qui permet un focus des principaux sujets de conversations qui émergent, est éloquent :

Point positif, l’une des missions premières des réseaux sociaux émerge :  créer et favoriser du lien social en cette période de confinement. Au-delà des apéro-live qui se multiplient et permettent une « reconnexion sociale », cette tendance s’observe à travers la naissance et l’appropriation des mouvements d’appel au civisme et à la responsabilité (le #RestezChezVous utilisé plus de 291 000 fois, souvent associé à des témoignages de malades ou de personnes ayant perdu un proche) mais aussi à la solidarité. Notamment viaune reprise importante des #Soignants (32 000 mentions) #OnApplaudit (24 000 mentions) ou #SolidariteCovid (20 000 mentions) pour appeler à l’effort collectif national et au soutien des professionnels mobilisés sur le terrain.

Le monde médical a d’ailleurs été mis à l’honneur, à travers l’hommage de Jean-Jacques Goldman aux soignants (25000 mentions) ou des Chefs et influenceurs food qui ont mis leur savoir-faire pour améliorer le quotidien du personnel hospitalier avec la livraison de bons plats à travers l’opération « Les Chefs avec les Soignants #occupezvousdenousonsoccupedevous ».

Avec une mention spéciale pour le monde agricole, qui a bénéficié d’un coup de projecteur dans un contexte récent d’agribashing, lui donnant l'occasion de communiquer positivement. On retiendra à ce titre la campagne #OnVousNourrit (5 000 mentions) lancée par les organisations professionnelles agricoles pour valoriser la contribution des agriculteurs. Autre fait notable, dans le secteur agroalimentaire, les nombreuses prises de parole de dirigeants d’enseigne de grande distribution (généralement plus discrets) sur LinkedIn pour apporter leur soutien aux équipes.

Autre enseignement notable, l’Entertainment pour lutter contre l’ennui du #confinement, l’un des hashtags le plus utilisé avec plus de 500 000 occurrences.  Avec pour traduction directe une multiplication des #ChallengeConfinement ou #stayAtHomeChallenge (près de 40 000 mentions) dont celui très réussi de Thierry Henry qui rapidement a fait le tour du globe. Sur Instagram, certains influenceurs et illustrateurs réalisent des #Histoiresdeconfinement, pour partager leur quotidien en confinement, tel un journal de bord.

En négatif et en opposition à ces mouvements positifs, ludiques et solidaires, on retrouve les travers classiques des plateformes sociales en temps de crise, avec une amplification significative du contexte anxiogène, des polémiques et des mouvements contestataires.

Les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, ont ainsi été exploités comme des vecteurs pour exprimer sa peur de la maladie, son indignation ou son étonnement face aux pillages des denrées alimentaires non périssables des supermarchés. Une situation qui a eu tendance à nourrir un mouvement de panique sur la toile. Ils ont également joué un rôle de propagateur des fake news, préjudiciables pour se protéger du coronavirus. En réaction, Facebook a notamment indiqué mettre en avant les médias de qualité pour que les utilisateurs les consultent. Les médias restent les influenceurs les plus actifs sur Twitter et Facebook pendant la crise, notamment les comptes et pages des chaines d’informations en continu (BFM, LCI), Le Parisien, le Figaro, Brut, le fil de l’AFP.

L’utilisation des #Chloroquine (152 000 mentions) #Masque (97 000 mentions) #Raoult (77 000 mentions) #Buzyn (75 000 mentions) ont largement rythmé les discussions des dernières semaines.

Plus préoccupant, on dénote une montée en puissance de la grogne sociale avec une partie des socionautes qui incriminent l’action du Gouvernement #Onnoublierapas (42 000 mentions) #GiletsJaunes (42 000 mentions) #IlsSavaient(35 000 mentions) MacronDestitution (27 000 mentions) qui font partie des sujets les plus discutés sur Twitter ces derniers jours. Une tendance qui révèle une « gilet-jaunisation » de la crise avec des hashtags et des posts révélateurs des tensions sociales entre les membres du gouvernement qui peuvent avoir droit au dépistage, ceux contraints de se rendre sur le lieu de travail vs les cadres en télétravail dans leur résidence secondaire. La polémique sur les parisiens fuyant la capitale avec pour conséquence la contamination de l’Ile de Noirmoutier a fait l’objet d’une trending Topics Twitter.

La manière dont le coronavirus évolue sur les réseaux sociaux dépasse le seul enjeu sanitaire et s’avère symptomatique des dernières crises et polémiques politiques, économiques et sociales : le vivre ensemble, avec des questions liées au civisme, à la responsabilité individuelle ; mais également la défiance éprouvée envers les élites, à travers la baisse de confiance en la science, l’impact de la différence de niveau d’éducation, la remise en question de la souveraineté de l’État...

[1]"#COVIDー19" OR "#Covid19" OR "coronavirus" OR"covid19france"OR "covidfr"

Coup de projecteur : quand le pain fait son cinéma

Pour offrir aux Français confinés des idées originales de films à visionner, l’Observatoire du pain a recensé de grands classiques où le pain se fait guest star ! Des recommandations largement partagées sur Facebook et Twitter. A la réalisation : Opinion Valley !

Depuis que la France est en confinement, la consultation des plateformes VOD explose et les Français sont plus que jamais preneurs de conseils en matière de cinéma, de lecture ou de séries télévisées. Fidèle à sa mission d’information et de valorisation d’un aliment ancré dans notre culture, l’Observatoire du pain a entrepris de recenser et de partager des suggestions de films où le pain s’invite au générique.

La Femme du Boulanger(1938), La Boulangère de Monceau(1963), Diva(1981), etc... Autant de classiques que l’on peut découvrir pour les plus chanceux ou redécouvrir en suivant les conseils de l’Observatoire du pain sur Twitteret sur Facebook.

Dans le cadre de cette opération, l’Observatoire relaye aussi les suggestions de passionné, qu’ils soient inconnus ou célèbres dans le milieu du cinéma. Ainsi, dernièrement c’est Gilles Jacob, délégué général (1978 à 2001) puis président (2001 à 2014) du Festival de Cannes qui nous a fait l’honneur de ses conseils avisés : https://twitter.com/jajacobbi/status/1243450964205621248

Santé publique : la Fédépsad se mobilise avec Comfluence

Dans un contexte de nouvelles législations, telles que la Loi Grand âge et la loi Anti-gaspillage, l’agence Comfluence conseillera la Fédération des prestataires de santé à domicile pour fédérer les différentes parties prenantes autour de propositions concrètes.

Bien qu’essentielle au maintien effectif des personnes fragiles, en situation de handicap ou malades à leur domicile, l’activité de prestation de santé à domicile reste mal connue des pouvoirs publics. Elle s’avère donc peu valorisée et souvent négligée par les financeurs. 

Les opportunités législatives à venir (Loi Grand âge et autonomie) comme les récentes dispositions adoptées (LFSS 2020 et Loi Anti-gaspillage) invitent les prestataires de santé à domicile, spécialisés sur les activités du MAD et du handicap, à être forces de propositions afin de répondre à ces enjeux de santé publique et de mieux faire reconnaître leurs contributions essentielles aux défis posés.

Il s’agira notamment pour ces prestataires, dans une logique collaborative et ouverte sur leur écosystème et les usagers, de construire une filière sécurisée, performante et solidaire, permettant d’assurer la collecte, la remise en état et le réemploi des dispositifs médicaux tels que les fauteuils roulants par exemple.

Pour penser ce dispositif, la Fédépsad a retenu, après consultation, Comfluence. L’agence a promu une approche ouverte, résolument tournée vers l’ensemble des parties prenantes, afin de mieux comprendre les attentes de chacun et de favoriser ainsi une appropriation collective des propositions formulées par la Fédépsad.

La Fédération Syntec confie ses RP à Comfluence

Après consultation, la Fédération Syntec, qui réunit plus de 80 000 entreprises et 910 000 salariés, a choisi Comfluence pour l’accompagner dans ses relations presse.

La Fédération Syntec est représentative de 5 organisations professionnelles dans les domaines du numérique, de l’ingénierie, du conseil, de l’évènementiel et de la formation professionnelle.

Ces organisations, qui représentent 7% de l’économie française et connaissent une croissance importante, sont confrontées à des enjeux économiques, sociaux et sociétaux majeurs : accroître l’attractivité de leurs « métiers d’avenir » pour accompagner leur développement, répondre aux attentes des nouvelles générations en quête de sens sur les évolutions de l’organisation du travail, contribuer au dynamisme des régions, construire des filières exemplaires pour faire face aux défis environnementaux…

Dans cette perspective, Comfluence aura pour mission principale de valoriser auprès des médias le rôle moteur de la Fédération pour accompagner le développement économique responsable de ces organisations, la réduction de la fracture territoriale et la préfiguration du monde du travail de demain corrélée aux grandes problématiques sociétales (parité homme / femme, référentiel RSE innovant, juste partage de la valeur économique d’une entreprise…).

Cette ambition et ce positionnement seront pleinement incarnés par Laurent Giovachini, Président de la Fédération. Ce dernier aspire à mettre son expérience au profit de ce nouveau projet stratégique, afin de faire de la Fédération Syntec un acteur de référence, dans un contexte économique et social fortement marqué par la réforme des retraites et le Pacte Productif.

Raison d’être : en avoir ou pas ?

Une étude Comfluence propose un état des lieux et une analyse des raisons d’être adoptées par les entreprises du CAC 40, deux ans après le médiatique rapport Notat-Sénard. 

Placée au cœur du débat de la loi « PACTE » par le rapport NOTAT-SÉNARD du 9 mars 2018, la raison d’être des entreprises a fait couler beaucoup d’encre. L’enjeu : lutter contre le court-termisme actionnarial et inscrire l’activité des entreprises dans un développement durable, notamment en regard des grands défis socio-environnementaux auxquels le monde fait face.

« Tout le débat qui a été généré autour de la loi Pacte est emblématique d’un moment historique où l’entreprise s’avère de plus en plus partie prenante de sujets d’intérêt général sur lesquels les pouvoirs publics et la société lui demandent désormais de rendre des comptes, souligne Vincent Lamkin, directeur associé de Comfluence. C’est là un nouvel espace de pouvoir et de responsabilité où se jouent de nouvelles manières de conjuguer les actions publiques et privées au service de la société. Dans ce contexte, l’aptitude de l’entreprise à œuvrer en bonne intelligence avec la société s’avère capital. »

Coup de com ou vecteur de nouveaux engagements, la raison d’être ? Le sujet méritait un état des lieux et une analyse. C’est l’objet de l’étude que Comfluence a menée sur l’ensemble des entreprises du CAC 40.

Découvrez l’étude ici.

Entreprises cherchent porte-paroles…

Jamais les entreprises n’ont autant été engagées dans la société, ni autant prises à partie. Leur raison d’être (voir notre étude, présentée dans ce numéro) est questionnée. D’un côté, on veut qu’elles anticipent et corrigent les externalités négatives qu’elles peuvent générer ; de l’autre, on compte sur elles pour innover, ouvrir de nouveaux possibles, enchanter l’avenir.

Si les entreprises n’ont jamais autant convoqué, dans leurs actions et leur propos, leur responsabilité et leur rôle positif dans la société, on peut s’étonner que, corrélativement, peu de dirigeants s’affichent pour incarner ces engagements, les porter dans le débat public.

Quand vous demandez autour de vous le dernier discours d’un dirigeant qui a marqué les esprits, le plus souvent, c’est encore celui d’Emmanuel Faber à HEC qui revient. Mais cette allocution aura 3 ans cet été…

On se souvient d’une époque où des figures emblématiques du patronat français occupaient le terrain ; leur parole avait une portée politique. La bienveillance, nouveau fonds de commerce, n’était pas le sujet ; ce qui comptait c’était la vision et la stature de ces patrons, qui aimaient parler au nom de la France :  Claude Bébéar, Jean Calvet, Jean-Luc Lagardère…

Sans doute, les coups à prendre sont-ils aujourd’hui plus rudes qu’hier. Mais ne doit-on pas considérer que les entreprises, petites ou grandes, ont besoin de ces ambassadeurs pour mieux rayonner, que notre pays a besoin du charisme d’entrepreneurs respectés, à même de donner de la chair aux mots de l’entreprise.

Vincent Lamkin & Jérôme Ripoull, co-fondateurs de Comfluence